L’ASSURANCE-EMPLOI DISCRIMINE LES FEMMES ET DOIT ÊTRE RÉFORMÉE DIT CHRISTINE MOORE

LA SARRE – La députée néo-démocrate Christine Moore (Abitibi-Témiscamingue) demande au gouvernement libéral de respecter sa promesse de réformer la Loi sur l’assurance-emploi qui discrimine toujours largement les femmes.

En ce moment en Abitibi-Témiscamingue, pour être admissible à l’assurance-emploi, un travailleur ou une travailleuse  doit avoir accumulé un minimum de 665 heures dans la période de référence pour être admissible aux prestations régulières. « De nombreuses femmes qui occupent des emplois à temps partiel ne se qualifient pas à l’assurance-emploi alors qu’elles contribuent pourtant plus qu’elles ne reçoivent », souligne Christine Moore.

Selon le MASSE (Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi), les femmes ne reçoivent que 73¢ en prestations régulières pour chaque dollar cotisé. La porte-parole du NPD en matière de développement social,  Brigitte Sansoucy (Saint-Hyacinthe-Bagot) était d’ailleurs en compagnie du mouvement cette semaine pour réclamer un régime d'assurance-chômage juste et universel qui ne discrimine pas les femmes et une réforme complète de l’assurance-emploi. « Ce gouvernement se dit féministe, mais pourtant il ne fait rien pour réformer ce régime d'assurance-emploi totalement dépassé, discriminant et sexiste » a alors dit Mme Sansoucy.

À titre d’exemple, les prestations spéciales de maternité ou parentales, comme celles du Régime québécois de l’assurance-parentale (RQAP) sont traitées comme des prestations d’assurance-emploi. En conséquence, une mère qui perd son emploi pendant son congé de maternité ou peu de temps après, se voit alors inéligible à l’assurance-emploi pour laquelle elle a cotisé puisqu’elle est reconnue comme ayant déjà reçu des prestations. « Des femmes se voient privées d’une protection sociale essentielles alors qu’elles occupent souvent les emplois les plus précaires ou elles sont pénalisées pour s’être occupées de leurs enfants », explique la députée d’Abitibi-Témiscamingue.

 « Il est temps que le gouvernement libéral passe de la parole aux actes et fasse en sorte que l’assurance-emploi vienne en aide aux travailleuses et aux travailleurs qui en ont vraiment besoin », ajoute Christine Moore.