Les Conservateurs Doivent Protéger L’industrie Canadienne Du Bœuf

 Les producteurs bovins d’Abitibi-Témiscamingue doivent maintenant composer avec de nouvelles mesures protectionnistes américaines.

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

27 mai 2013

 

ROUYN-NORANDA – Il est temps que le gouvernement conservateur agisse pour lever les obstacles déloyaux au commerce qui menacent l’industrie canadienne du bœuf ainsi que les producteurs bovins d’Abitibi-Témiscamingue.

La décision du United States Country of Origin Labelling (COOL) rendue la semaine dernière,  prouve que le gouvernement fédéral n’a pas réussi à défendre les producteurs de bœuf canadiens. Les États-Unis auraient pu traiter les producteurs de manière juste, mais ils ont choisir de faire le contraire.

« Le NPD croit que des règles commerciales justes et solides sont essentielles au succès de nos industries, a dit le porte-parole en matière de commerce, Don Davies (Vancouver Kingsway). Lorsque nos partenaires commerciaux refusent de respecter nos règles, le gouvernement doit agir et protéger ces industries. »

La députée Christine Moore (Abitibi-Témiscamingue) ajoute que c’est une autre tuile qui s’abat sur les producteurs bovins de la région qui peinent toujours à se relever de la crise de la vache folle de 2003. « Le gouvernement Harper favorise un modèle qui met en péril les fermes familiales au profit des méga-productions. Les fermiers de la région doivent déjà composer avec des changements rapides dans les programmes fédéraux qui visaient à leur donner une certaine sécurité de revenu. Pour citer Sylvain Vachon, président de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue : C’est une louche de plus dans la soupe! », ajoute Madame Moore.

Le porte-parole du NPD en matière d’agriculture, Malcolm Allen (Welland), fait remarquer que l’industrie du bœuf est une industrie essentielle au Canada qui subit les conséquences négatives de cette politique américaine.

« Cette politique déloyale coûte 150 millions $ par année aux producteurs de bœuf canadiens, affirme Malcolm Allen. La décision de l’OMC établit que cette politique n’a rien à voir avec la sécurité alimentaire ou le choix du consommateur. En effet, il ne s’agit pas là d’une question de sécurité alimentaire nationale, mais plutôt d’une mesure protectionniste conçue pour le commerce nord-sud »

La députée d’Abitibi-Témiscamingue est préoccupée par la situation des productions animales de sa circonscription. « L’Union des producteurs agricoles (UPA) de la région n’a jamais été aussi inquiète. Le nombre de producteurs bovins a chuté de 25% dans les dernières années et il en est de même pour d’autres productions, notamment la production ovine qui elle a vu son nombre de producteurs réduire de moitié. Non. Je ne peux pas être optimiste si le gouvernement ne fait pas davantage pour eux » de conclure Christine Moore.

 

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Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :

 

Alain Guimond, adjoint de circonscription

 

819-629-8301 ou christine.moore.c1a@parl.gc.ca