TRUDEAU CONFIRME AVOIR INDUIT LES CANADIENS EN ERREUR

Christine Moore dénonce le recul du parti libéral sur la réforme démocratique

Christine Moore dénonce le recul du parti libéral sur la réforme démocratique.

Nathan Cullen, porte-parole du NPD en matière de NPD en matière de réforme démocratique, a fait la déclaration suivante : 

« Avec cette décision, sa plus cynique à date, Justin Trudeau a brisé sa promesse de faire compter chaque vote. C’est une trahison pour tous les Canadiens qui ont voté pour changer le système électoral, ainsi que pour tous les Canadiens qui ont voté pour que l’on fasse de la politique autrement.

Plutôt que de réformer notre système électoral déficient afin qu’il profite à tous les Canadiens, les libéraux conservent le système actuel, car il leur profite à eux.

L’affirmation de Justin Trudeau selon laquelle il n’y a pas de consensus est profondément cynique et intentionnellement trompeuse.
Les deux tiers des Canadiens ont voté pour des partis qui promettaient une réforme électorale lors de la dernière élection.

Voici les faits : durant les travaux du Comité, près de 90 % des experts et 80 % des membres du public ayant témoigné demandaient au gouvernement d’adopter un système de vote proportionnel. Et lorsque les libéraux ont lancé leur propre sondage de pacotille en ligne, ils n’ont jamais demandé aux Canadiens quel système ils voulaient.

Les Canadiens de tout le pays ont l’impression qu’on leur a menti, et les néo-démocrates sont déterminés à obliger les libéraux à rendre des comptes. Avec cette trahison, les libéraux viennent de nous démontrer encore une fois l’importance de mettre fin au système actuel. »

En entrevue sur les ondes de Radio-Canada, la députée d'Abitibi-Témiscamingue Christine Moore, a répété que les députés et les spécialistes étaient consensuels sur les changements à apporter. « On a fait des consultations dans nos comtés. On a recueilli l'opinion des gens et il y avait un consensus. Il y avait un consensus clair qui tendait vers le mode proportionnel mixte autant du point de vue des experts que des intervenants. On n'avait aucun problème, quand on a discuté avec les partis d'oppositions à tenir un référendum sur la question. Et là, tout d'un coup, le gouvernement recule sur la question en disant qu'il n'y avait pas de consensus alors que c'est absolument pas vrai. C'est sûr qu'on est très fâché, très déçu…


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